Michel Lanos (1926-2005)
Dans ce village méditerranéen de tradition potière, il y rencontre le peintre
Fernand Léger
et le céramiste
Roland Brice.
En 1960, il gagne Paris et travaille comme tourneur dans les ateliers de Marcel Guillot à Saint Maur des Fossés et Mado Jolain à Montrouge. Puis, pendant deux années, il travaille en Bretagne dans l’atelier de Madeline-Jolly pour les éditions des céramiques de Jean Cocteau .
Riche de ses rencontres, il acquiert une liberté et un nouveau regard sur les arts du feu et une ouverture d’esprit sur les arts plastiques.
En 1970, il revient en région parisienne pour créer son propre atelier à Bondy (Seine-Saint-Denis), où il fabrique de la céramique utilitaire en faïence glaçurée au plomb.
En complément des pièces utilitaires, l’artiste crée une œuvre plus personnelle et sculpturale en libérant les formes, en s’affranchissant de la symétrie, en peignant et émaillant. Ses sculptures et stèles en grès aux formes puissantes se nomment ‘Cobra’, ‘Bleu’ et sont teintés de couleurs vives.
Michel Lanos aimait à se dire influencé par le groupe COBRA . Il faisait parti de ces potiers libres que sont Michel Gardelle , Brigitte Pénicaud , Claude Varlan et Jacky Coville , avec qui il est parti au Mali pour construire des fours.
Le mouvement artistique CoBRa résulte de la querelle entre figuration et abstraction. Il tire son nom de trois villes Co pour Copenhague, BR pour Bruxelles et A pour Amsterdam. Ce mouvement éphémère de 3 ans se base sur un art expérimental, visant la spontanéité du geste, le travail sur la matière et une approche de l'imaginaire.
Texte © Christine Lavenu (créé le 1410/2019, maj 19/08/2026)
Sources pour voir et en savoir plus :
- Site internet des archives de Fontenay Sous Bois
- Site internet Céramiques contemporaines Sèvres
- Laure Chabanne, Michel Lanos, éditions Terre Libertaire
- Revue de la Céramique et du Verre, mai-juin 1985

