Claude Gaget (1948)
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Voir plus de piècesDuo de céramistes sculpteurs à la Borne.
Claude Gaget (1948)
Claude Gaget poursuit des études scientifiques à Paris. Son intérêt pour la poterie le pousse à rencontrer en mars 1973 Pierre Mestre et a travaillé la terre dans son atelier.
Installé à la Borne depuis cette date, en parallèle à une production utilitaire, Claude modèle des séries dans un style bien personnel, qui évolue avec le temps, constituant ainsi des époques. Parmi les thèmes sculptés, citons les doigts et les mains, les arbres, les tireurs de langue, les portraits et autoportraits, le labyrinthe, les chaises, des scènes de vie ….
Sa production modelée est recouverte d’engobes, la cuisson est réalisée dans un four à bois.
Son œuvre est teintée d’humour et de poésie.
Depuis 1974, il partage sa vie avec Claudine Monchaussé.
Claudine Monchaussé (1936)
Autour de la vie : maternité et fertilité
Dès 1960, elle commence à travailler en solo sa propre terre.
Indépendante d’esprit, dans cet environnement qui l’enchante, elle trouve dès le début sa propre voie et son propre style dans la sculpture. Déjà très intimes et originales, ses premières pièces modelées en argile sont de petite taille. L'abstraction cède rapidement le pas à la figuration inspirée par la maternité liée à la naissance des trois enfants de Claudine.
Telles des petites déesse mères, ses statuettes symbolisent la Terre nourricière, celle qui enfante, celle donne vie. Sa première exposition en 1964 présente la féminité de sa terre fertile.
La sculpture comme une écriture
Les sculptures de Claudine Monchaussé dégagent une puissance statique, une force qui attire le regard et pénètre notre intimité. Le lien entre l’objet et l’observateur se crée.
Ce lien n’est pas le fruit du hasard. C’est le travail de toute une vie de recherche pour communiquer au moyen de la terre : « Mes pièces sont utiles aussi, elles accompagnent la vie et relient les gens entre eux. »
Pour décrire son travail, elle explique :
« C’est difficile, je ne suis pas écrivain : mon écriture, c’est la terre et tous les deux mois j’écris avec les lettres de feu. Quelquefois ça parle, alors c’est merveilleux. De toute façon dans la solitude de la terre et de l’atelier, les formes qui montent et se démontent m’amènent toujours plus près des gens, alors c’est l’essentiel.» dixit Claudine Monchaussé.
Exposition 'Le sacré et l'intime, avril novembre 2023, au musée de la Borne.
Les deux pièces ci-dessous de Claudine Monchaussé évoquent par leur forme l'art sacré. Dans la chapelle Saint Jean-Baptiste, ces totems religieux suggèrent la puissance du feu sur la terre et la présence des forces d'un autre monde.
Les bronzes de Claudine Monchaussé
Une série de 5 bronzes ont été tirés des sculptures de Claudine Monchaussé. Huit exemplaires et quatre épreuves d'artiste ont été édité aux éditions Sylvain Courbois.
Texte © Christine Lavenu
(19/08/2021, maj 11/08/2026)
Sources, pour voir et en savoir plus :
Exposition Le sacré et l'intime, musée de la Borne, avril-novembre 2023
Exposition Anniversaire 50 ans de l'association Céramique La Borne, été 2021
Les pionniers de la céramique moderne La Borne, Edition Ville de Bourges, Musées, 2018
Potiers d’aujourd’hui au pays de la Borne, Robert Chaton, Henri Talbot, Edition Delayance La Charité 1980
Potiers de grès, sceaux et signatures de 1941 à 1985, Denis Goudenhooft, Edition Complément d'objets, 2010
La revue de la céramique et du verre, n°68, jan-fev 1993.
La revue de la céramique et du verre, n°118, mai-juin 2001.




