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Delepierre Virginie (1974)


Céramiste plasticienne à Orban, près d’Albi (Tarn)

virginie delepierre

Au fil des rencontres 

Née à 1974 à Dunkerque, Virginie Delepierre est attirée par l’artisanat et les arts du feu. C’est tout naturellement qu’en 1996, elle obtient le BMA (Brevet des Métiers d’Art) de bijouterie & joaillerie, à Saint- Amand-Montrond, près de Bourges (Cher).


En indépendante, elle s’installe à Lyon comme pierceuse. Après une dizaine d’année, elle décide de changer de cap : direction Toulouse, où elle s’investit dans l’événementiel.


Mais le désir de travailler avec ses mains lui manque. Durant ses études artistiques, elle visitait le village de La Borne, haut lieu de la céramique, célèbre pour la tradition du grès et la cuisson au bois. Depuis l’envie de toucher la terre et de travailler le feu sommeillait en elle.

En 2015, elle franchit le pas et pousse la porte de l’atelier de X. Le choix de la Terre s’impose comme une évidence. D’abord autodidacte, elle se forme régulièrement aux techniques spécifiques de la terre chez Chantal Césure, Maria Bosch, Lucas Tripaldi, Alistair Danhieux, Claire Lindner, Robert Roy ...

C’est en 2018 que Virginie s’inscrit comme céramiste. Dès 2019, les expositions se succèdent dans les salons et festivals : citons entre autres le Centre de céramique contemporaine de Giroussens (2022,2024), Terralha Festival européen de céramique de Saint-Quentin-la-Poterie (2025), la Maison de la céramique de Dieulefit (2025). Son œuvre engagée dans le vivant marin est présentée dans des évènements immersifs à la galerie GAAMA (Nérac 2022,2025), ou encore la galerie Artemp (Cugnaux, 2026). 

Son travail est récompensé à plusieurs reprises : Prix Jeune Créateur d’Occitanie (2021), le 2ᵉ prix du jury, Drôle d’oiseau, au marché de potiers de Lauzerte (2022), le Prix du Jury, Salon des artisans créateurs d’art de Lodève (2023). 


En 2023, elle est lauréate du prix départemental des métiers d’art du Tarn. 


L’éclat de la Terre, pierre précieuse 

‘Je façonne, altère, coule et déforme le grès et la porcelaine par le geste et les cuissons’. 


Au début, Virginie travaille le grès en raku et en … créant des sphères et galets polis. Très vite, elle lui associe la porcelaine liquide qu’elle coule sur des moules à usage unique aux formes organiques.

Virginie Delepierre

Attentive à l’esprit rigoureux de sa formation de bijoutière-joaillière, Virginie Delepierre est passée maitre dans l'art de 'forger' l'argile avec délicatesse.


Par une finesse d’exécution du détail, qu’il soit coulé ou façonné, sa main transforme ‘la boue’ en un bijou aussi précieux que les trésors des abysses marines.


Au-delà la prouesse technique, ce travail exigeant et délicat séduit l’œil tant par la poésie que la fragilité qui habite chaque pièce. 

Virginie Delepierre

Aux contrastes de couleurs (blanc immaculé et bleu prussien, pastels dégradés ... ) se mêlent les turbulences de matière et de textures : le mat flirte avec le brillant, le lisse qui invite au toucher se confronte au tranchant des dentelles. L’asymétrie n’a pas sa place dans ce monde aux formes ondulées, aux lignes vacillantes voire urticantes.


L’appel du large, entre métamorphoses et urgences écololiques !

‘J'aime les fonds marins, on y trouve de nombreuses créatures inspirantes.' 


L’atelier compte de divers éléments de la mer dont Virginie Delepierre s’inspire explorant des combinaisons infinies de formes et de couleurs.

virginie delepierre
virginie delepierre

Passionnée, elle s’attache à re-produire et à métamorphoser la faune et la flore aquatique, selon sa propre sensibilité : récifs coralliens, anémones, méduses, oursins … peuplent son imaginaire.


Sa fascination pour le monde marin n’est pas étrangère à sa ‘phobie d’aller sous l’eau’ et à son inquiétude devant les espèces en voie de disparition. 

virginie delepierre

Dans sa mythologie marine de Virginie, force et fragilité, violence et douceur s’expriment sans joute et sans rivalité.


Préoccupée par les pollutions océaniques, la jeune femme articule des méduses porcelainiques de tentacules ondulantes en plastiques recyclés. Tout en sublimant la beauté des profondeurs marines, par son processus de déformation, de fracture et de transformation de la matière, l’artiste engagée alerte sur les dégradations récurrentes et la nécessité de sauvegarder cet environnement aussi fragile que précieuse. 

Cette nature, qui nous plonge dans le Monde du Silence, avec son pouvoir d’émerveillement, est-elle encore capable de reprendre ses droits ?

Une œuvre émergeante à suivre au fil de l’eau ! 

virginie delepierre

Je remercie Virginie Delepierre pour son sympathique accueil et pour le partage des photographies.


Texte © Christine Lavenu  02/07/2026

Photographies © C.Lavenu

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Sources, pour voir et en savoir plus :